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Arborisation urbaine et changement climatique

12.07.2022

Elles sont largement commercialisées, faciles à cultiver et se répandent facilement dans la nature : ce sont les plantes exotiques, une cause majeure de la crise de la biodiversité.

Elles sont largement commercialisées, faciles à cultiver et se répandent facilement dans la nature : ce sont les plantes exotiques, une cause majeure de la crise de la biodiversité. Pro Natura Vaud a toujours recommandé l’utilisation d’essences indigènes ; cantons et communes commencent à en tenir compte. Mais comment s’adapter à la crise majeure qu’est le réchauffement climatique ? Un article de la Société vaudoise des sciences naturelles (voir le lien ci-après) indique qu'il faudra, malgré tout, puiser dans des essences adaptées à un climat plus chaud - on parle d'indigénat climatique. Les climats du sud et du sud-ouest de la France, du centre-nord de l'Italie, de la côte est de l'Adriatique, du centre-sud de l'Amérique du Nord et de l'Asie centrale peuvent servir de modèles car ils ressemblent au climat que nous connaîtrons dans notre région.

Des solutions ?

Sur cette base, ainsi que sur le potentiel pour la biodiversité, la sensibilité aux ravageurs et les risques de dissémination, les auteurs ont effectué une première analyse, susceptible d’évoluer : on peut déjà avancer que, pour limiter les pertes de biodiversité, il conviendra de varier les essences et aussi de préférer des variétés de régions proches de la Suisse et de renoncer aux plantes très exotiques.

Lien vers l’article paru dans le bulletin 2021 de la Société vaudoise des sciences naturelles

 

Giulio Genoni, biologiste, membre du comité régional Centre